Francês — CACD 2014

CESPE/UnB · CACD – 3ª fase (Espanhol e Francês) · 100 itens · julgue cada item como Certo ou Errado

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1A quelques jours d’intervalle, deux de nos plus grandspoètes d’expression arabe, Ounsi el-Hajj et Joseph Harb, onttiré leur révérence. Pourquoi sont-ils partis avant l’heure ? Est-4ce par dégoût d’un monde où la poésie est devenue «secondaire », où les poètes, au lieu d’être des guides et desvisionnaires comme chez Hugo, sont désormais traités tels des7« marginaux », des « illuminés » ? […] Est-ce, toutsimplement, pour rejoindre « les nuages » qui leur ont appris,selon la formule d’Ounsi el-Hajj, « la joie de la disparition »10(farah el zawal) ? En écrivant ces mots, je ne puis m’empêcherde penser à un passage révélateur tiré de l’introduction deMichel Chiha à son recueil poétique La maison des champs.13Homme d’État, économiste de renom, Chiha aurait pu se passerde poésie. « Un poème survit à un empire, telle est la puissancede l'esprit, écrivait-il pourtant. Et le souvenir des générations16mortes peut ne se retrouver que dans un chant. La puissanceque ce siècle met au service du laboratoire (et des armes,devrait-on ajouter !), il faut en mettre une part au service de la19poésie. Et nous entendons par poésie tout ce qui est élévationde l'âme servie par l'harmonie du langage. Il y a des jours où,sans poésie, il n'y aurait plus de consolation ni d'espoir ; où,22sans elle, la nature serait sans voix. Les gouvernements sanshorizons et sans allégresse ne savent plus son bienfait. S'ils seservaient mieux d'elle, ils auraient moins de soucis et de25plaintes. Et les vivants ne ressembleraient pas aussi souventaux morts. » La poésie ne peut sans doute pas sauver notrepays. Mais elle peut nous aider à en supporter les malheurs.

Alexandre Najjar. Quand les poètes s’en vont. Internet : <www.lorientlitteraire.com> Mars 2014 (modifié).

  1. 1.

    « S'ils se servaient mieux d'elle, ils auraient moins de soucis et de plaintes. » (R.23 à 25) a un sens différent de : Ils auraient moins de soucis et de plaintes, s'ils se servaient mieux d'elle.

  2. 2.

    Ounsi el-Hajj et Joseph Harb ont récemment quitté le Liban pour des raisons politiques.

  3. 3.

    « où », (R.20) est un pronom relatif complément circonstanciel de temps.

  4. 4.

    « soucis » (R.24) est un synonyme de revendications.

  5. 5.

    Alexandre Najjar déplore que les poètes ne bénéficient plus aujourd’hui de la même défiance qu’à l’époque de Victor Hugo.

  6. 6.

    Selon Michel Chiha les gouvernements tirent profit des vertus de la poésie.

  7. 7.

    Dans « Est-ce par dégoût … », (R.3 et 4) on pourrait remplacer, sans changer le sens de la phrase « est-ce » par : est-ce que c’est.

  8. 8.

    A la ligne 23 « son bienfait » fait référence au bienfait de l’allégresse.

  9. 9.

    « plainte » (R.25) est un synonyme de réclamation.

  10. 10.

    « désormais », (R.6) est un synonyme de dorénavant.

  11. 11.

    Michel Chiha nous exhorte à utiliser une partie de notre puissance actuelle pour servir la poésie.

  12. 12.

    « puis », (R.10) est le présent de l’indicatif du verbe pouvoir.

1Voici les vérités qui sont, selon moi, la base de toutedémocratie et en particulier de la grande démocratie française :La souveraineté du peuple, le suffrage universel, la liberté de4la presse sont trois choses identiques, ou, pour mieux dire, c'estla même chose sous trois noms différents ; à elles trois, ellesconstituent notre droit public tout entier. La première en est le7principe ; la seconde en est le mode d'action ; la troisième enest l'expression multiple, animée, vivante, mobile comme lanation elle-même. Ces trois faits, ces trois principes liés d'une10solidarité essentielle, ayant chacun leur fonction: lasouveraineté du peuple vivifiant, le suffrage universelgouvernant, la presse éclairant, se confondent dans une étroite13et indissoluble unité, et cette unité, c'est la République. Partout où ces trois principes, souveraineté du peuple,suffrage universel, liberté de la presse, existent dans leur16plénitude et dans leur toute-puissance, la République existe,même sous le mot monarchie. Là où ces trois principes sontamoindris dans leur développement, opprimés dans leur action,19méconnus dans leur solidarité, contestés dans leur majesté, ily a monarchie ou oligarchie, même sous le mot république.

Victor Hugo. Discours sur la modification de la loi électorale. 9/7/1850 (extrait modifié).

  1. 13.

    L’adjectif « mobile » (R.8) signifie servile.

  2. 14.

    « méconnus » (R.19), peut être remplacé, sans changer le sens du texte, par : inconnus.

  3. 15.

    L’adverbe « mieux » (R.4) est le comparatif de supériorité de l’adjectif bon.

  4. 16.

    La souveraineté des peuples, le suffrage universel et la liberté de la presse se retrouvent tous trois dans le droit public français.

  5. 17.

    « amoindris » (R.18), peut être remplacé, sans changer le sens du texte, par : affaiblis.

  6. 18.

    Les trois vérités énoncées par l’auteur sont si puissantes que l’on peut toujours parler de démocratie même lorsque l’une d’entre elles est bafouée.

  7. 19.

    « éclairant » (R.12), peut être remplacé, sans changer le sens du texte, par : ternissant.

  8. 20.

    Dans : « La première en est le principe », ligne 6 et 7, le pronom « en » remplace : « la même chose », ligne 5.

  9. 21.

    Dès qu’un régime porte l’étiquette de monarchie, il n’est plus possible que la République soit.

  10. 22.

    « Partout » (R.14) est un adverbe de lieu signifiant : dans tous les endroits.

  11. 23.

    La liberté de la presse est le reflet de la diversité et de l’effervescence du peuple.

  12. 24.

    « dans une étroite et indissoluble unité » (R.12 et 13), peut être remplacé, sans changer le sens du texte, par : dans une unité étroite et indissoluble.

1[…] A la chute du mur de Berlin, un vent d’espoiravait soufflé sur le monde. La fin de la confrontation entrel’Occident et l’Union soviétique avait levé la menace d’un4cataclysme nucléaire qui était suspendue au-dessus de nos têtesdepuis une quarantaine d’années ; la démocratie allaitdésormais se répandre de proche en proche, croyions-nous,7jusqu’à couvrir l’ensemble de la planète; les barrières entre lesdiverses contrées du globe allaient s’ouvrir, et la circulationdes hommes, des marchandises, des images et des idées allait10se développer sans entraves, inaugurant une ère de progrès etde prospérité. Sur chacun de ces fronts, il y eut, au début,quelques avancées remarquables. Mais plus on avançait, plus13on était déboussolé. Un exemple emblématique, à cet égard, est celui del’Union européenne. Pour elle, la désintégration du bloc16soviétique fut un triomphe. Entre les deux voies que l’onproposait aux peuples du continent, l’une s’était révéléebouchée, tandis que l’autre s’ouvrait jusqu’à l’horizon. Les19anciens pays de l’Est sont venus frapper à la porte de l’Union;ceux qui n’y ont pas été accueillis en rêvent encore. Cependant, au moment même où elle triomphait et22alors que tant de peuples s’avançaient vers elle, fascinés,éblouis, comme si elle était le paradis sur terre, l’Europe aperdu ses repères. Qui devrait-elle rassembler encore, et dans25quel but ? Qui devrait-elle exclure, et pour quelle raison ?Aujourd’hui plus que par le passé, elle s’interroge sur sonidentité, ses frontières, ses institutions futures, sa place dans le28monde, sans être sûre des réponses. […]

Amin Maalouf. Le dérèglement du monde. p. 17 et 18. 2009 (extrait).

  1. 25.

    L’option soviétique, pour les pays européens, n’était plus envisageable au moment de la chute du mur de Berlin.

  2. 26.

    L’Union européenne est aujourd’hui victime de son succès.

  3. 27.

    L’utilisation du plus-que-parfait de l’indicatif pour les verbes « souffler » (R.2) et « lever » (R.3) exprime l’antériorité lointaine par rapport à un présent.

  4. 28.

    Juste après la chute du mur de Berlin, les pays européens étaient désorientés.

    Item anulado pela banca

  5. 29.

    Lors de la chute du mur de Berlin, le risque d’un conflit nucléaire en Europe s’estompait.

  6. 30.

    « fut », (R.16) est le verbe « aller » au passé simple de l’indicatif.

  7. 31.

    L’Europe a conscience de son devoir d’absorber tous les anciens pays de l’Est.

  8. 32.

    « Croyions-nous » (R.6) est le verbe « croire » au subjonctif présent.

  9. 33.

    L’utilisation répétée du verbe « aller » à l’imparfait de l’indicatif, traduit un futur proche dans le passé.

  10. 34.

    A l’époque de la chute du mur de Berlin, on croyait que les frontières entre pays disparaitraient.

  11. 35.

    Après la chute du mur de Berlin la démocratie s’est répandue dans toute l’Europe.

  12. 36.

    Amin Maalouf dit ici que l’Europe a maintenant trouvé son identité.

1Les Etats reviennent dans le monde. Les peuples lesont choisis pour être l’arme de la défense de leurs intérêts, ainsique celle d’une rupture par rapport à la voie de la4mondialisation. Cette dernière rencontre aujourd’hui une forcenouvelle des Etats qui exprime un autre progrès des nations. Dans le monde d’avant, les hommes avaient dénoncé7leur responsabilité dans le déclenchement des guerres entre lespeuples. Ils avaient critiqué le poids de leur réglementation quiavait pesé sur l’économie des nations. Comme leurs décisions10aveugles avaient provoqué les guerres meurtrières, l’emprisebureaucratique des Etats avait limité la création de la richessedes nations. Leur légitimité était contestée. Les Etats étaient13devenus la part maudite de l’organisation du monde. A la faveur de la crise, leur utilité a été redécouverte.Ce sont bien les Etats qui ont sauvé du naufrage les grandes16banques et les institutions financières, puis ont tenté derelancer les économies. La concurrence qui s’est dessinée entreles pays a suscité leur intervention bénéfique. Leur nécessité19s’est imposée au monde. Les Etats sont redevenus l’instrumentsur lequel les nations pouvaient à nouveau compter pourretrouver une autonomie de leur vie politique et le territoire de22leur développement. […]

Michel Guénaire. Le retour des États. p.11-12.Ed. Grasset, 2013 (extrait).

  1. 37.

    Dans : « La concurrence qui s’est dessinée entre les pays a suscité leur intervention bénéfique. » (R.17 et 18), le participe passé « suscité » n’est accordé ni avec le sujet, ni avec le complément d’objet direct.

  2. 38.

    L’auteur fait part de ses craintes sur un retour excessif du rôle de l’État sur la scène internationale.

  3. 39.

    « leur légitimité » (R.12), : l’auteur se réfère ici à la légitimité des nations.

  4. 40.

    Selon l’auteur, c’est grâce à la crise que les États ont repris leur place dans le monde contemporain.

  5. 41.

    Dans « Ce sont bien les États qui ont sauvé du naufrage les grandes banques… », le pronom relatif « qui » est le sujet du verbe sauver.

  6. 42.

    L’auteur avance qu’après une période où les peuples ont dénigré les États, ceux-ci ont maintenant reconquis la faveur des hommes.

  7. 43.

    Dans : « Les États étaient devenus » (R.12 et 13), le « s » de devenir marque l’accord du participe passé avec le sujet : « les États ».

  8. 44.

    « celle » (R.3) remplace : « la défense ».

  9. 45.

    Dans : « A la faveur de la crise, leur utilité a été redécouverte » (R.14), le « e » final de redécouverte marque l’accord du participe passé avec « utilité ».

  10. 46.

    L’auteur affirme que la mondialisation doit maintenant affronter une nouvelle forme de résistance de la part des États.

  11. 47.

    Dans « Comme leurs décisions avaient provoqué les guerres meurtrières », « comme », est une conjonction qui exprime la conséquence.

  12. 48.

    Dans : « Les peuples les ont choisis » (R.1 et 2), le « s » de choisis marque l’accord du participe passé avec le sujet : « les peuples ».

Examinons mes personnages.

1«Est-ce que Gervaise et Coupeau sont des fainéantset des ivrognes ? En aucune façon. Ils deviennent des fainéantset des ivrognes, ce qui est une tout autre affaire. Cela d’ailleurs4est le roman lui-même ; si l’on supprime leur chute, le romann’existe plus, et je ne pourrais l’écrire. Mais, de grâce, qu’onme lise avec attention. Un tiers du volume n’est-il pas employé7à montrer l’heureux ménage de Gervaise et de Coupeau, quandla paresse et l’ivrognerie ne sont pas encore venues ? Puis ladéchéance arrive, et j’en ai ménagé chaque étape, pour montrer10que le milieu et l’alcool sont les deux grands désorganisateurs,en dehors de la volonté des personnages. Gervaise est la plussympathique et la plus tendre des figures que j’ai encore13créées ; elle reste bonne jusqu’au bout. Coupeau lui-même,dans l’effrayante maladie qui s’empare peu à peu de lui, gardele côté bon enfant de sa nature. Ce sont des patients, rien de16plus. Quant à Nana, elle est un produit. J’ai voulu mondrame complet. Il fallait une enfant perdue dans le ménage.19Elle est fille d’alcoolisés, elle subit la fatalité de la misère et duvice. Je dirai encore : consultez les statistiques et vous verrezsi j’ai menti. »

Emile Zola. Lettre au directeur du « bien public ». 1877. In : Litterature 1ère, p.355. Ed. Hatier.

  1. 49.

    La locution « de grâce » (R.5) est un connecteur qui exprime la cause.

  2. 50.

    Zola voit ses personnages comme un médecin verrait ses malades.

  3. 51.

    Dans le dernier paragraphe Zola s’en prend au déterminisme biologique opposé à la technique « naturaliste ».

  4. 52.

    Cet extrait constitue un plaidoyer de Zola en faveur de son roman.

  5. 53.

    L’adjectif « effrayante » (R.14) veut dire mortelle.

  6. 54.

    Zola a consacré la majeure partie de son roman à décrire le bonheur du couple Gervaise et Coupeau.

  7. 55.

    « d’ailleurs » (R.3) est mis ici pour d’autre part.

  8. 56.

    Le verbe « ménager » (R.9) signifie ici : se mettre en couple.

  9. 57.

    Dans : « qu’on me lise avec attention » (R.5 et 6), le verbe lire est au subjonctif présent.

  10. 58.

    Dans cet extrait ressort le fait que le travail représentait une valeur importante de la société dans laquelle Zola évoluait.

  11. 59.

    C’est la première fois que Zola met en scène un personnage aussi doux que celui de Gervaise.

  12. 60.

    A la ligne 17 « voulu » est le participe passe du verbe valoir.

  13. 61.

    Dans « si l’on supprime » (R.4), le « l’ » a une valeur euphonique.

  14. 62.

    Le personnage de Nana est apparu à Zola comme un élément essentiel pour parfaire son tableau.

  15. 63.

    Dans « si l’on supprime », (R.4), le verbe supprimer est au présent de l’indicatif.

  16. 64.

    Nana ne parvient pas, elle non plus, à surmonter les difficultés de sa famille.

La France nomme un ambassadeur du sport : au temps du soft power, c'est une bonne nouvelle.

Le sport, un fait diplomatique

1Jusqu’ici, la France n’avait pas conçu de diplomatiesportive. Le mouvement sportif avait pour sa part fait de sonindépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques une priorité.4L’époque où le Quai d’Orsay désignait le pays que l’équipenationale de football pouvait rencontrer dans les années 1920est bien sûr révolue. Mais entre la dépendance et l’ignorance,7il y avait certainement un juste milieu. C’est tout simplementla reconnaissance de l’importance du fait sportif, nonseulement sur le plan sociétal, mais également diplomatique.10Il y a en France une indifférence, voire un mépris desélites dirigeantes pour le sport, perçu comme un phénomènepopulaire et peu valorisant. La République française aime à13mettre en avant ses écrivains, ses philosophes, ses artistes, sesscientifiques, etc. Elle répugne à le faire pour les sportifs. Pourtant, ces derniers ont une notoriété et qui dépasse16largement les frontières. Le sport est devenu, du fait de samédiatisation, un phénomène sociétal qui occupe une place deplus en plus importante dans l’espace public. Il n’est qu’à19comparer la place relative qui lui est accordée dans les médiasgénéralistes maintenant et il y a une génération. Ce n’est pas parce que le sport est une marotte22personnelle pour lui que Laurent Fabius a pris cette décision ;il a bien compris d’un point de vue rationnel qu’à l’heure dusoft power le sport a toute sa place dans le rayonnement d’un25pays.
Le sport conquiert les cœurs, pas les territoires
26 Le sport a toute sa place dans la bataille pour l’image,la popularité et l’attractivité. Il ne s’agit pas seulement de semettre en ordre de bataille afin de se lancer dans l’ambitieux29projet de candidature pour les Jeux olympiques de 2024, ils’agit de faire du sport, à côté d’autres instruments, un élémentde valorisation et de notoriété positive pour notre pays.32Il y a des enjeux d’images et également des enjeuxéconomiques qui concernent aussi bien la constructiond’infrastructures que le tourisme. L’intérêt du sport c’est que35la puissance y est généralement perçue comme populaire. Ellesuscite l’admiration et non le rejet. À l’heure de la globalisation, où les télévisions créent38des stades aux capacités illimitées, le sport est devenu unélément de puissance des États. Des démonstrations de forcepositives qui permettent de conquérir non pas des territoires,41mais des cœurs et des esprits. Le sport c’est plus que du sport,et il est heureux que cela soit pris en compte par le ministre desAffaires étrangères.

Pascal Boniface. Internet: <leplus.nouvelobs. com>. 15/1/2014 (modifié).

  1. 65.

    L’auteur affirme que la puissance véhiculée par le sport bénéficie d’une image positive justement de par son origine.

  2. 66.

    Le mot « sociétal » (R.9) se rapporte aux divers aspects de la vie sociale des individus, en ce qu’ils constituent une société organisée.

  3. 67.

    A la ligne 27 « il » remplace « le sport ».

  4. 68.

    « enjeux » (R.32) peut être remplacé par avantages, sans changer le sens de la phrase.

  5. 69.

    Dans le 4ème paragraphe, l’auteur met en avant l’avènement du soft power.

  6. 70.

    A la ligne 15 « pourtant » marque une opposition.

  7. 71.

    De nos jours, la renommée des sportifs fait fi des frontières.

  8. 72.

    A la ligne 34 dans « c’est que » « c’est » est un présentatif.

  9. 73.

    A la ligne 35, « y » remplace : « dans le sport ».

  10. 74.

    Les élites dirigeantes ont toujours démontré un vif intérêt pour le sport au détriment de la culture et de la science.

  11. 75.

    Une «marotte », (R.21) est un animal pouvant être considéré comme un symbole ou un fétiche.

  12. 76.

    Le mot « rayonnement » (R.24) signifie traditions.

Piracicaba et l’Agenda 21

1[…] Parmi les exemples de territoires durables enconstruction, on retrouve le cas d’école de la municipalitébrésilienne Piracicaba. Elle s’est dotée d’un Agenda 21 local4en 1999, qui a publié son premier plan d’action en 2001. LesA21L, comme on les appelle, sont issus de l’Agenda 21, unguide de mise en œuvre du développement durable pour le7XXIe siècle adopté par 173 chefs d’État au sommet de Rio deJaneiro en 1992. Parmi ses différentes recommandations, ilinterpellait les collectivités à être parties prenantes de la10promotion du développement durable. À Piracicaba, cela s’est décliné en une multituded’objectifs spécifiques qui ont toujours tenu compte des13dimensions à la fois environnementale, sociale, économique,politique, culturelle et urbaine. Par exemple, il était souhaitéque la ville devienne une référence technologique et16industrielle pour l’industrie brésilienne de la canne à sucre ;qu’elle ne tolère ni les favelas ni les logements insalubres ; quesa culture locale soit favorisée ; que la qualité des eaux de ses19rivières soit adéquate pour l’approvisionnement public.L’A21L de Piracicaba est devenu une référence en raisonnotamment de son caractère participatif et démocratique et du22partenariat qui s’est établi entre le gouvernement local et lasociété civile. Depuis 2001, l’A21L de Piracicaba a revu son plan25d’action deux fois. Cette évolution illustre pourquoi lesterritoires durables restent en devenir. « C’est un chantier, uneconstruction, un apprentissage individuel et collectif en28continu, croit Christiane Gagnon. Depuis 20 ans, lesconnaissances, les pratiques sociales et scientifiques allant dansle sens du développement durable et viable se multiplient et se31précisent. Si on avait coulé le développement durable dans unedéfinition unique et idéale au Sommet de la terre à Rio deJaneiro en 1992, on aurait alors enfermé son potentiel social34innovateur et édicté une norme, voire une idéologie. » […]

De Piracicaba à Saint-Honoré-de-Témiscouatas. Le Devoir. Marie Lambert-Chan. 1/3/ 2014 (modifié).

  1. 77.

    Dans : « Si on avait coulé », le verbe couler est au plus-que-parfait de l’indicatif.

  2. 78.

    A Piracicaba, le développement durable n’a pas été traité que sous l’aspect environnemental et social.

  3. 79.

    « décliner » (R.11) est utilisé ici comme synonyme de diminuer.

  4. 80.

    « voire » (R.34) : il s’agit du verbe voir au présent du subjonctif.

  5. 81.

    L’expression « mise en œuvre » (R.6) signifie : commencement et fin de réalisation.

  6. 82.

    « allant » (R.29) est le verbe aller au gérondif.

  7. 83.

    « tolère » (R.17): il s’agit du verbe tolérer au présent de l’indicatif.

  8. 84.

    « notamment » (R.21) veut dire surtout.

  9. 85.

    Selon Christiane Gagnon, c’est l’établissement de normes idéales pour le développement durable, lors du Sommet de Rio de Janeiro en 1992, qui a permis l’essor de projets comme celui de Piracicaba.

  10. 86.

    L’expression « être partie prenante » (R.9) veut dire prendre parti.

  11. 87.

    Dans le premier paragraphe l’auteur affirme que la municipalité de Piracicaba a d’abord mis en œuvre les principes de l’agenda 21 dans l’école.

  12. 88.

    Le cas de Piracicaba montre bien qu’une fois que le plan d’action pour l’établissement d’un territoire durable suivant les normes de l’agenda 21 de Rio a été établi, il faut s’y tenir.

Texte I

1— « Pourquoi revenir là-dessus, mon vieux ? Tu saisbien ce que je pense… je n’accepterai jamais qu’ungouvernement puisse me forcer à prendre part à une entreprise4que je considère comme un crime. Comme une trahison de lavérité, de la justice, de la solidarité humaine… pour moil’héroïsme, il n’est pas du côté de Roy(1) : l’héroïsme n’est pas7de prendre un fusil et de courir à la frontière ! C’est de leverles crosses, — et de se laisser conduire au poteau, plutôt que dese faire complice !...Sacrifice illusoire ? Qui sait ? C’est10l’absurde docilité des foules qui a rendu et rend encore lesguerres possibles… Sacrifice isolé ? Tant pis… Si ceux qui ontle cran de dire « non » doivent être peu nombreux, qu’y13puis-je ? C’est peut-être simplement parce que … « Il hésita :» parce qu’une certaine… force d’âme ne court pas les rues…»

Roger Martin du Gard. L'été 1914, dans Les Thibault. 1936. In : Français 3ème. p.175. Ed. Hatier 1999. (1) Roy : un personnage du roman.

Texte II

1— Oui, tout à fait lâche Lola, je refuse la guerre ettout ce qu’il y a dedans… Je ne la déplore pas moi… Je ne merésigne pas moi… Je ne pleurniche pas dessus moi… Je la4refuse tout net, avec tous les hommes qu’elle contient, je neveux rien avoir à faire avec eux, avec elle. Seraient-ils neufcent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c’est eux qui7ont tort, Lola et c’est moi qui ai raison, parce que je suis seulà savoir ce que je veux : je ne veux plus mourir. — Mais c'est impossible de refuser la guerre,10Ferdinand ! Il n’y a que les fous et les lâches qui refusent laguerre quand leur Patrie est en danger… — Alors vivent les fous et les lâches ! Ou plutôt13survivent les fous et les lâches ! Vous souvenez-vous d’un seulnom par exemple, Lola, d’un de ces soldats tués pendant laguerre de Cent Ans ? … Avez-vous jamais cherché à en16connaître un seul de ces noms ? … Non, n’est-ce pas ? …

Louis-Ferdinand Céline. Voyage au bout de la nuit. 1932. In : Français 3ème. p.173. Ed. Hatier 1999.

  1. 89.

    « pleurnicher » (R.3) signifie se révolter.

  2. 90.

    L’expression « ne court pas les rues » (R.14) veut dire ne pas descendre dans les rues pour manifester.

  3. 91.

    Avoir du « cran » (R.12) signifie avoir du courage.

  4. 92.

    « Pourquoi revenir là-dessus, mon vieux ? » (R.1) le locuteur s’interroge sur l’utilité d’aborder un sujet dont il a déjà discuté avec son interlocuteur.

  5. 93.

    Selon le personnage de Lola, lorsque la Patrie est en danger, même les fous et les lâches sont prêts à la défendre.

  6. 94.

    Les deux personnages qui refusent la guerre, le font en raison d’un même sentiment.

  7. 95.

    « se laisser conduire au poteau » signifie accepter l’exécution capitale sans résistance.

  8. 96.

    Dans : « C’est eux qui ont tort » (R.6 et 7), l’expression avoir tort signifie beaucoup souffrir.

  9. 97.

    Ces deux personnages, bien que conscients d’être des exceptions au sein de la société, persistent dans leur refus.

  10. 98.

    « Avez-vous jamais cherché» pourrait être remplacé, sans changer le sens du texte par : avez-vous déjà cherché.

  11. 99.

    « Je ne veux rien avoir à faire avec eux, avec elle » signifie que le personnage n’accepte aucun lien avec la guerre.

  12. 100.

    Selon le personnage du texte I, c’est la faiblesse de caractère des peuples qui a permis et permet encore les guerres.

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